Faire du shopping dans les magasins de Londres à Noël

Faire du shopping dans les magasins de Londres à Noël

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Londres, métropole mondiale, est une ville pleine d’opportunités, où le monde entier vient exposer et vendre le meilleur ou le moins cher de leurs produits.

Shopping londonien

La capitale britannique, grâce à la forte influence qu’elle exerce, réunit de nombreux grands magasins de renommée mondiale, où les amoureux du shopping peuvent trouver leur bonheur, que l’on parle de mode, de bijoux, de nourriture, de gadgets en tous genres ou d’objets d’art. Tout se vend à Londres.

En visitant Londres à Noël, nous avions en tête d’acheter quelques petites choses, qu’on trouve, dans notre imaginaire, plus facilement au Royaume-Uni qu’ailleurs. Nous pensions au thé, nous pensions aux chaussures de ville, nous pensions à d’éventuelles surprises. Pour mettre toutes les chances de notre côté, nous sommes partis visiter Harrods, nous nous sommes baladés à Oxford Street, et beaucoup, beaucoup de lèche-vitrines. Pour ça, nous avons réservé une journée de notre week-end prolongé pour visiter les hauts lieux du shopping londonien.

Succession d'immeubles et leur boutiques au rez-de-chaussée, illuminées pour la nuit.

Succession d'immeubles et leur boutiques au rez-de-chaussée, illuminées pour la nuit.

On aperçoit le célèbre magasin Harrods, au bout de la rue. A gauche, l'entrée de la station Knightsbridge.

On aperçoit le célèbre magasin Harrods, au bout de la rue. A gauche, l'entrée de la station Knightsbridge.

Une façade d'immeuble, joliment décorée avec des flocons de neige lumineux.

Une façade d’immeuble, joliment décorée avec des flocons de neige lumineux.

La façade de Harrods, décorée pour Noël, avec ses sapins illuminés.

La façade de Harrods, décorée pour Noël, avec ses sapins illuminés.

Harrods, le Grand Magasin de Londres

Le point central du shopping à Londres est à mes yeux le magasin le plus connu de la capitale anglaise : Harrods. Harrods est, en plus d’être le plus grand magasin du Royaume-Uni, le plus ancien. Le fondateur, Charles Henry Harrod, créa sa première boutique en 1824, au sud de la Tamise, dans un quartier résidentiel, Southwark. Au long du XIXème siècle, l’affaire familiale se développe, passant de la simple boutique de quartier à une des enseignes les plus connues du Royaume.

C'est un gigantesque magasin, où l'on trouve de tout. Sur la façade, on peut y lire Harrods bien sûr, et également voir le blason de la compagnie.

C'est un gigantesque magasin, où l'on trouve de tout. Sur la façade, on peut y lire Harrods bien sûr, et également voir le blason de la compagnie.

La même façade de Harrods, de jour cette fois. L'architecture monumentale est du plus bel effet.

La même façade de Harrods, de jour cette fois. L'architecture monumentale est du plus bel effet.

C’est en 1849 qu’Harrods déménage dans le quartier de Knightsbridge. Le succès était au rendez-vous, et plus rien ne pouvait arrêter l’enseigne britannique, ni même un grand incendie qui dévasta entièrement le grand magasin en 1883. L’édifice actuel ne fut terminé qu’en 1905, une œuvre de l’architecte Charles Williams Stephens.

L'enseigne lumineuse de Harrods, de jour et de nuit. Une ampoule n'était pas allumée sur le blason...

L'enseigne lumineuse de Harrods, de jour et de nuit. Une ampoule n'était pas allumée sur le blason…

Vitrine décorée pour Noël. C'était Swarovski qui s'y collait cette année.

Vitrine décorée pour Noël. C'était Swarovski qui s'y collait cette année.

Certaines vitrines peuvent être très inventives, mais donnant toujours une certaine idée de luxe et glamour. Enfin, je trouve!

Certaines vitrines peuvent être très inventives, mais donnant toujours une certaine idée de luxe et glamour. Enfin, je trouve!

Sur une surface de 90 000 m², le plus grand magasin britannique propose de tout, faisant honneur à sa devise : « Omnia Omnibus Ubique », tout pour tout le monde, partout. Pour se faire une idée de la taille colossale d’Harrods, Les Galeries Lafayette à Paris ne font « que » 70 000m².

Certains lieux de passage nous rappellent l'Egypte antique. Quelque part, c'est normal, si on se souvient que l'ancien propriétaire était égyptien...

Certains lieux de passage nous rappellent l'Egypte antique. Quelque part, c'est normal, si on se souvient que l'ancien propriétaire était égyptien…

Impossible de rater cette décoration égyptienne si on prend l'escalator!

Impossible de rater cette décoration égyptienne si on prend l'escalator!

Se promener dans un tel magasin, même sans dépenser d’argent, est une expérience unique en son genre. Faire du tourisme à Harrods, c’est tout aussi valable qu’à Westminster, on en a plein les yeux ! Nous avons eu la chance d’y aller un peu avant Noël, et donc de voir le magasin décoré pour cette période si spéciale de l’année.

A gauche, l'ascenceur, incroyable, de Harrods. A droite, le fronton de la façade, avec la devise de Harrods.

A gauche, l'ascenceur, incroyable, de Harrods. A droite, le fronton de la façade, avec la devise de Harrods.

Le magasin possède 330 sections différentes, dont des sections périodiques, comme celle spécialement réservée pour Noël. Il faut être un peu fou pour aller à Harrods un jour de grande affluence, où il peut y avoir 300 000 personnes en une seule journée ! Mais c’est ce que nous avons fait, un lundi de décembre, peu avant Noël. Nous avons survécu, il y a beaucoup de monde c’est sûr, mais quand on n’est pas pressés, ce n’est pas horriblement gênant. Le service est efficace, et on n’a pas fait la queue pour payer pendant des heures non plus. C’est un magasin habitué à avoir du monde, et ça se voit.

Une des nombreuses sections de Harrods. Ici, c'est la section charcuterie, traiteur, fromagerie, la plus française des boutiques Harrods.

Une des nombreuses sections de Harrods. Ici, c'est la section charcuterie, traiteur, fromagerie, la plus française des boutiques Harrods.

Ce qui surprend un peu dans un tel magasin, c’est le nombre d’étrangers. Force est de reconnaître que la plupart des clients de Harrods sont des gens comme nous, de simples touristes. Les londoniens, connaisseurs, ont forcément d’autres boutiques plus simples et plus commodes que ces énormes magasins pour faire leurs achats de Noël. Nous, on se régale à découvrir toutes les ambiances différentes que l’on peut trouver dans un tel endroit. Harrods est en fait une succession de magasins différents, tous avec leur spécialité particulière. Vous allez avoir le magasin de jouets, le magasin de charcuterie, le magasin de chaussures, le magasin de meubles, et ainsi de suite, avec à chaque fois une décoration particulière et très réussie en général. Harrods, c’est aussi le luxe à l’anglaise, une marque de prestige, qui vend des produits estampillés « Harrods » en haut de gamme.

Les lustres, la décoration au plafond nous suggèrent que nous ne sommes plus dans un magasin, mais dans un palace! Et pourtant, ici, on achète des biscuits pour accompagner le café...

Les lustres, la décoration au plafond nous suggèrent que nous ne sommes plus dans un magasin, mais dans un palace! Et pourtant, ici, on achète des biscuits pour accompagner le café…

Marks & Spencer, l’enseigne britannique emblématique

La célèbre chaîne de magasins anglais, après des années de crise, revient sur le devant de la scène. En France, M&S est revenu avec un grand magasin sur les Champs Elysées en 2011. Nous, nous sommes allés à un des grands Marks & Spencer de Londres, à la recherche de thé. C’est sans doute l’image de marque de Marks & Spencer, cette épicerie fine de luxe, cohabitant avec la vente de vêtements.

Marks & Spencer sur Oxford Street, décoré pour Noël.

Marks & Spencer sur Oxford Street, décoré pour Noël.

Autant vous le dire tout de suite, nous avons été déçus. Nous avions pourtant choisi un M&S supposé avoir du choix avec ses 16 000 m², celui d’Oxford Street, une des rues les plus commerçantes d’Angleterre. Au niveau des vêtements, plus étages proposaient des habits, pour toutes les bourses. Comme tant d’autres magasins en Europe, rien de très excitant pour un parisien, pour parler franchement. Nous étions venus pour l’épicerie fine, celle qui est héritée du temps où le Royaume-Uni était la première puissance commerciale au monde.

Il paraît qu’auparavant, le choix en thé chez Marks & Sparks (comme l’appellent familièrement les anglais) était phénoménal. Au XXIème siècle, rien de tel, nous avons peiné pour trouver le rayon thé, à un coin du magasin. Quelques boites de thé arborant la marque Marks & Spencer, et c’est tout. Même si nous étions de passage pendant la saison des fêtes de fin d’année, le thé a toujours une place de choix dans les rayons des magasins, ne serait-ce que pour en servir aux invités à l’heure du… thé !

Marks & Spencer, c’est pour moi aujourd’hui une chaîne de magasins, vendant de l’épicerie fine, estampillée ou pas Marks & Spencer, sans plus. Pourtant, cette chaîne est garante de la tradition britannique, où qu’elle passe. Les débuts de l’entreprise remontent à 1884, lorsque Michael Marks, un juif immigré de ce qui est aujourd’hui la Biélorussie, ouvrit sa première boutique à Leeds. Thomas Spencer deviendra son associé, et ouvriront leur premier magasin ensemble à Manchester en 1894.

Marks & Spencer faisait l’apologie du « Made in UK », en ne vendant que les produits britanniques. C’est bien sûr ici que l’on vient quand on cherche des produits alimentaires anglais. Cette politique fut mise à mal en 2002, au plus fort de la crise de la compagnie, forcée de vendre des produits étrangers. Il faut voir à quel point un tel changement avait de l’impact, pour une entreprise qui s’était construite autour de cette caractéristique, de ne vendre que du « British ». Le choc fut tellement rude que M&S dû arrêter de vendre sa marque « St Michael » en l’an 2000, ne vendant plus que des produits désormais estampillés « Marks & Spencer ». L’âme Marks & Spencer était perdue, les magasins devenant une chaîne de grande distribution parmi tant d’autres.

Il y a bien sûr une certaine nostalgie dans mes propos, mes remettons les pendules à l’heure : c’était ça, ou fermer boutique. De nombreuses entreprises anglaises prestigieuses ont dû mettre la clé sous la porte, ou être rachetées par des étrangers. En tout cas, la marque, positionnée sur la qualité de ses produits et de plus en plus sur le commerce équitable, a de beaux jours devant elle, surtout si elle récupère son âme d’entreprise britannique, vendant des produits qu’on ne trouve pas ailleurs !

Oxford Street, la grande rue commerçante londonienne

Oxford Street. Le grand bâtiment à gauche, c'est Selfridges.

Oxford Street. Le grand bâtiment à gauche, c'est Selfridges.

A Londres, il y a deux rues commerçantes qui sont archi-connues. Regent Street, dont je vous avais parlé dans mon article « Balade à Londres », et Oxford Street, qui se croisent à Oxford Circus. Oxford Street, c’est « The » rue commerçante, pour ainsi dire, avec des centaines de boutiques, dont le grand magasin Selfridges. C’est, parait-il, la rue commerçante la plus longue du monde, avec ses 2,5kms de long et ses 300 magasins…

Londres, en pénalisant lourdement les voitures qui y circulaient en son centre-ville, a permis aux piétons de circuler plus librement. Dans une rue commerçante comme Oxford Street, cette mesure prend tout son sens.

Londres, en pénalisant lourdement les voitures qui y circulaient en son centre-ville, a permis aux piétons de circuler plus librement. Dans une rue commerçante comme Oxford Street, cette mesure prend tout son sens.

Oxford Street est la rue, comme son nom l’indique, qui mène à Oxford. Cette rue est un tronçon de l’ancienne voie romaine, la Via Trinobantina, et est donc fréquentée depuis des temps immémoriaux. 2000 ans plus tard, c’est toujours une voie importante, aujourd’hui intégrée à la voie A40, allant de Londres jusqu’à Fishguard, dans le Pays de Galles. Nous avons exploré la rue en long et en large, en commençant par Marble Arch, l’arc de triomphe mal-aimé de la reine Victoria, qui le relégua à cet endroit, le trouvant trop moche pour rester devant son palais de Buckingham.

Oxford Circus, où se croisent les deux plus grandes rues commerçantes de Londres, Oxford Street et Regent Street.

Oxford Circus, où se croisent les deux plus grandes rues commerçantes de Londres, Oxford Street et Regent Street.

L'étrange édifice que l'on aperçoit au dela de Regent Street à partir d'Oxford Circus, c'est l'église All Souls (toutes les âmes).

L'étrange édifice que l'on aperçoit au dela de Regent Street à partir d'Oxford Circus, c'est l'église All Souls (toutes les âmes).

C’est à Oxford Street que l’on trouve également la plus grande boutique de mode au monde, Topshop, avec ses 8400m² et ses 30 000 clients quotidiens. Cette grande rue, capitale des boutiques de mode mérite en tout cas sa réputation : c’est bourré de monde, tous venus pour faire leurs emplettes ! C’est un peu normal, avec tant de débauche de choix, de quantité et surtout de prestige. On doit venir de loin pour venir faire son shopping, trouver les belles chaussures ou la jolie robe qu’on ne trouve nulle part ailleurs.

Impossible de se tromper : la lourde plaque indique bien que nous sommes à Selfridge & Co.

Impossible de se tromper : la lourde plaque indique bien que nous sommes à Selfridge & Co.

Pour ma part, j’ai été fasciné par la façade du grand Selfridge d’Oxford Street, principal magasin de la chaîne Selfridges. Ce grand magasin, le deuxième plus grand du Royaume-Uni après Harrods, est ouvert depuis 1909, et est le travail de l’architecte américain (comme Selfridge) Daniel Burnham. La statue polychrome que nous pouvons admirer au-dessus de la porte principale est l’œuvre du sculpteur Gilbert Bayes. La couleur était sa marque de fabrique, bien visible quand on regarde cette « Queen of Time », personnage féminin tenant une horloge à deux cadrans.

The Queen of Time, du sculpteur Gilbert Bayes

The Queen of Time, du sculpteur Gilbert Bayes

Selfridges, comme Harrods, est reconnu pour ses vitrines de Noël.

Selfridges, comme Harrods, est reconnu pour ses vitrines de Noël.

Chaque vitrine correspond à un univers différent. C'est ici que l'on peut croiser le plus d'anglaises à la mode, comme à droite sur la photo :)

Chaque vitrine correspond à un univers différent. C'est ici que l'on peut croiser le plus d'anglaises à la mode, comme à droite sur la photo :)

Covent Garden

Faire ses courses à Londres, ce n’est pas que pour de la mode ou de l’épicerie fine. En se promenant à Covent Garden, un quartier connu pour son ancien marché aux légumes et la Royal Opera House. Comme le nom le suggère, c’était une propriété de l’abbaye de Westminster, mais qui fut saisie par Henri VIII. Au XVIIème siècle, un petit marché y est installé, où l’on vendait des fruits et des légumes. Il y aura un marché aux légumes jusqu’en 1974, année où il sera déménagé, pour céder sa place aux boutiques actuelles.

Le marché couvert de Covent Garden

Le marché couvert de Covent Garden

Désormais, Covent Garden est un lieu touristique, où l’on peut boire un café ou prendre une bière, et faire des petites emplettes que je qualifierai de « folklorique ». On peut y acheter de l’artisanat à Apple Market, et y goûter des petits gâteaux ou manger une soupe, ce que nous avons fait. Autant le dire tout de suite, j’ai eu l’impression d’avoir été victime de racket quand je me suis rendu compte que la soupe était vendue 3 livres et le petit « mince pie » à 4 livres !

Le Jubilee Hall, décoré pour Noël. C'est ici le coeur de l'ancien marché de Covent Garden.

Le Jubilee Hall, décoré pour Noël. C'est ici le coeur de l'ancien marché de Covent Garden.

Il n’empêche que cette petite halte culinaire, même si elle était chère pour ce que c’était, fut la bienvenue, après avoir marché des heures dans Londres, les yeux grands ouverts. Le seul problème au final, c’est le manque d’argent pour acheter tout ce qu’on aurait aimé rapporter de notre voyage à Londres…

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