Notre-Dame-de-la-Garde, la Bonne Mère de Marseille

Impossible de la louper, quand on va à Marseille. A chaque fois que je m’y rends, mon regard est attiré par ce point sur l’horizon, reconnaissable entre tous.

La basilique est visible de partout, perchée là-haut sur la colline de la Garde. Aimée, voire vénérée de tous les marseillais, même ceux qui ne sont pas forcément catholiques, la basilique de Notre-Dame-de-la-Garde, la Bonne Mère, est le principal monument marseillais, son image de marque. C’est ici que l’on vient pour demander quelque chose à la Vierge, qui intercède en notre faveur auprès de Dieu. De bonnes notes au Bac, un mariage heureux, un voyage sans problème, un enfant… brûler un cierge à Notre-Dame-de-la-Garde est une tradition profondément enracinée dans le cœur des marseillais depuis des siècles.

Au bout de la rue du bois sacré, la basilique.

Au bout de la rue du bois sacré, la basilique.

Pourtant, ce monument est relativement récent dans le paysage de la cité phocéenne : la basilique a été consacrée en 1864. Pour comprendre les raisons d’un tel amour, d’un tel respect envers cette basilique, préférée à la cathédrale de Marseille, il nous faut faire un peu d’histoire.

Intérieur de Notre-Dame-de-la-Garde.

Intérieur de Notre-Dame-de-la-Garde.

Histoire de la Garde

C’était il y a huit siècles. 800 ans qu’un prêtre, maître Pierre, a eu l’idée d’installer une petite chapelle sur ce qui n’était alors qu’une colline, la colline de la Garde. Cette colline, la plus haute à proximité du Vieux-Port (150 m d’altitude), a été un poste d’observation pratiquement depuis que Marseille existe. Il semblerait que la colline était très utilisée pendant la période romaine, que ce soit bien sûr en tant que lieu de vigie mais aussi en tant qu’amer. Un amer est une spécificité géographique de la côte permettant aux navigateurs de se repérer.

L'escalier menant à Notre-Dame-de-la-Garde

L’escalier menant à Notre-Dame-de-la-Garde

La Garde dans l’Antiquité

Le poète Lucain, dans sa Pharsale, raconte que César, après sa victoire sur Pompée et ses alliés massaliotes, fit construire un camp sur la colline devenue aujourd’hui de « la Garde », pour surveiller la ville. Le nom de « Garde » ne serait donc pas dû au hasard ! Ce qui est sûr, c’est que ce nom est présent dès le Xème siècle sur les registres de l’abbaye de Saint-Victor. Avant ce camp romain, la colline était peut-être couverte d’un bois sacré, rasé par la construction du fort romain. Un cimetière était installé sur la partie inférieure de la colline, où on a découvert de nombreuses tombes grecques et romaines, corroborant cet éventuel bois sacré. Il existe aujourd’hui sur le flanc de la colline une « rue du bois sacré », qui verdit à nouveau depuis un siècle. Un endroit si proche de la ville, si visible, attire forcément le respect. D’en haut, on observe tout, d’en haut, tout le monde nous voit.

Il semble naturel de croire que depuis des temps immémoriaux on puisse y vouer un culte, au vu du caractère sacré de la colline. Un premier lieu de culte y fut établi par les Phéniciens, dédié au dieu Melkart. Leurs successeurs, les grecs de Phocée, y auraient établi ensuite un temple dédié à Artémis. Finalement, César, en plus du camp, y aurait installé un temple dédié à Cérès ou Vesta. Pour la petite histoire, Cérès était la déesse de la fertilité, de l’agriculture, et était souvent confondue avec Bona Dea… la « Bonne Déesse », ce qui nous rappelle évidemment l’actuelle « Bonne Mère ».

Le poste de vigie de la colline de la Garde, la « Tour » (ou « Turris Beatae Mariae de Gardîai » dans les archives du XIVème siècle) permettait de prévenir la ville en cas d’attaque maritime. Même si la vigie ne pouvait empêcher une attaque de pirates, de barbares ou de Sarrazins, elle pouvait au moins prévenir les marseillais, le temps de se mettre aux abris. Cette fonction, à la fois pour voir et pour être vu va durer pendant des siècles. On ne connait pas la date de construction de cette tour, peut-être phare, mais ce qui est sûr, c’est qu’on parle d’elle au XIVème siècle. Peut-être était-ce tout simplement le clocher de la chapelle ? Vers l’an 1300, La Garde faisait partie du réseau de phares de la côte marseillaise, fonction qui se confirme sur un document de 1597.

La chapelle de la Garde

En 1214, l’endroit était la possession de la grande et puissante Abbaye de Saint-Victor, toute proche. La colline était alors un peu à l’écart de la ville, qui se trouvait alors surtout de l’autre côté du Vieux-Port, et était couvert de vignes et d’oliviers. C’est par la simple volonté de « Maître Pierre », un prêtre des Accoules, que cette année la première chapelle de Notre-Dame-de-la-Garde sera construite. Très vite, la chapelle recevra des donations, surtout de pêcheurs et de marins, remerciant La Vierge à qui la chapelle était consacrée de les avoir sauvés d’un naufrage. Il faut dire que lorsqu’ils étaient en mer, la chapelle devait sûrement être le seul monument sacré qu’ils voyaient !

Deux siècles plus tard, en 1423, la chapelle fut détruite lors du sac de Marseille par les troupes du roi d’Aragon. Il faudra attendre l’année 1477 pour que la nouvelle chapelle soit terminée, après les travaux du roi René d’Anjou. Désormais, agrandie, elle sera dédiée à Saint Gabriel. Même après cette reconstruction, la chapelle sera toujours trop petite, pouvant contenir tout au plus une soixantaine de personnes. Le succès de la chapelle ne se dément pas, avec toujours plus de pèlerins, et toujours plus de dons. Les marins rescapés d’un naufrage, allaient autrefois déposer leurs ex-voto à l’église de Saint-Etienne où se trouve aujourd’hui Notre-Dame-du-Mont. Cette église de Saint-Etienne ayant été démolie en 1588, les marins se reportèrent dès lors à Notre-Dame-de-la-Garde, pour remercier la protection de la Vierge. A l’époque comme aujourd’hui, on venait à Notre-Dame-de-la-Garde pour demander la protection de la Vierge, avant un départ à Saint-Jacques-de-Compostelle par exemple.

L'ancienne chapelle, entourée du Fort de François Ier

L’ancienne chapelle, entourée du Fort de François Ier

Le Fort de Notre-Dame-de-la-Garde

Marseille était à l’époque de François Ier une ville vulnérable. Elle manquait cruellement d’un véritable fort, qui puisse assurer la défense de la ville. Les forts Saint-Jean et Saint-Nicolas n’existaient pas encore, la défense se limitant aux nouvelles murailles et à la « tour du roi René », venus en remplacement de l’ancienne tour Maubert, en ruines. Ce nouveau dispositif, édifié par René d’Anjou à partir de 1447 montre bien le souvenir du sac de Marseille en 1423, encore bien présent dans les esprits.

François Ier, roi de France, mais aussi Comte de Provence, fut le premier roi de France à visiter Notre-Dame-de-la-Garde, en 1516. Il put constater la dévotion populaire, il put constater les failles défensives de la ville. Quelques années plus tard, en 1524, Marseille doit lutter contre le connétable de Bourbon, un allié du grand rival de François Ier, Charles Quint. C’est ce même connétable qui fut le responsable du sac de Rome en 1527, où il mourut, mais retarda considérablement les travaux de la nouvelle basilique Saint-Pierre-de-Rome

La rivalité de plus en plus grande entre François Ier et Charles Quint poussa le roi à construire de nouvelles défenses, et à détruire tout ce qui pouvait abriter l’ennemi. Le Couvent des Frères Mineurs, en ruines depuis le sac de 1424, sera définitivement détruit. Avec ses pierres, on construira le nouveau Fort vers 1525 sur la colline de la Garde, à la suite des attaques du connétable de Bourbon. Dans le même temps, le château d’If est également construit. La chapelle est alors encore une fois modifiée et insérée au sein de ce nouveau fort tout juste terminé lorsqu’il dut résister vaillamment aux assauts de Charles Quint en 1536. Le fort connaîtra une histoire mouvementée pendant les guerres de religion qui désolèrent Marseille, et toute la France, avec les différentes factions luttant pour le contrôle de cet important dispositif défensif.

Notre-Dame-de-la-Garde en 1820, par Louis Garneray

Notre-Dame-de-la-Garde en 1820, par Louis Garneray

La chapelle prendra peu à peu le pas sur le fort. En 1834, le ministre de la guerre autorise l’utilisation de trois pièces contigües du fort pour agrandir la chapelle, décidemment trop petite. Utilisé comme d’une base pour la construction de la nouvelle basilique dans les années 1850, il subsiste encore aujourd’hui du fort original de François Ier l’éperon royal et l’écusson du roi, que l’on peut voir au-dessus d’une porte. Les trois quarts des murs originaux existent encore, mais sont incorporés dans les édifices modernes : le hall d’accueil, le magasin, le restaurant…

Les murs épais du fort sont toujours visibles. Ils servent maintenant à soutenir la basilique.

Les murs épais du fort sont toujours visibles. Ils servent maintenant à soutenir la basilique.

Ce n’est qu’en 1941 que le diocèse récupéra définitivement l’ensemble de Notre-Dame-de-la-Garde, grâce à un échange : le diocèse donnait une maison de deux étages et recevait le terrain de la basilique. L’armée quitte alors définitivement le fort, mais les allemands réoccupent les casernes de la colline l’année suivante. Le 25 août 1944, le sanctuaire est libéré par… des musulmans, le 7ème régiment de tirailleurs Algériens. On peut encore voir aujourd’hui sur les murs de l’église les traces des tirs allemands contre les algériens qui occupaient depuis le 25 août l’endroit.

Ici eurent lieu d'âpres combats lors de la libération de Marseille en 1944.

Ici eurent lieu d’âpres combats lors de la libération de Marseille en 1944.

La Révolution Française

En 1793, comme beaucoup d’autres biens ecclésiastiques, Notre-Dame-de-la-Garde est désaffectée. . En 1794, le clocher est démoli, les cloches et la statue en argent de la Vierge furent détruites. La statue en bois de la Vierge, qui était là depuis pratiquement la fondation de la chapelle, un objet de vénération pour les marins, disparu également. C’est grâce à un ancien capitaine de Navire, Joseph-Elie Escaramagne, que les dégâts révolutionnaires seront limités. Escaramagne, fidèle croyant et dévot de la Vierge, décide de louer la chapelle à l’Etat révolutionnaire, puis d’offrir une nouvelle statue de la Vierge, qu’il acheta aux enchères. On imagine facilement ce que devait ressentir Escaramagne, lorsqu’il devait observer impuissant ce que les folies révolutionnaires firent au patrimoine de Marseille… Ce n’est qu’en 1807 que la chapelle est rendue au culte et le clocher reconstruit. Il faut dire que la chapelle était toujours insérée au sein d’un fort militaire, d’où les évidentes difficultés pour la rendre au culte.

Au fond de la crypte, la Vierge au bouquet, offerte par Escaramagne à la basilique.

Au fond de la crypte, la Vierge au bouquet, offerte par Escaramagne à la basilique.

Basilique de Notre-Dame-de-la-Garde

Au XIXème siècle, la ferveur populaire envers la Bonne Mère est de plus en plus forte. Même avec l’agrandissement de la chapelle aux dépends du fort en 1834, même avec la construction d’un nouveau clocher en 1843 pour accueillir un nouveau bourdon, la chapelle est toujours trop petite. C’est un des pères Oblats, le père Bernard, qui réussit à convaincre l’évêque Mgr de Mazenod ainsi que les militaires, de l’urgence de la construction d’une église plus digne de l’amour des marseillais envers leur vénérable Bonne Mère. Il était toujours question à ce moment de construire la nouvelle basilique au sein du fort existant.

L'abside, avec la nouvelle statue en argent, offerte par les marseillais. Elle fut réalisée entre 1829 et 1834 par l'orfèvre Jean-Baptiste Chanuel, sur un modèle du sculpteur Jean-Pierre Cortot.

L’abside, avec la nouvelle statue en argent, offerte par les marseillais. Elle fut réalisée entre 1829 et 1834 par l’orfèvre Jean-Baptiste Chanuel, sur un modèle du sculpteur Jean-Pierre Cortot.

En 1849, le premier projet est présenté, et l’autorisation de construire est donnée en 1852, l’année où la première pierre de la Major est posée. On peut désormais appeler à la générosité des fidèles afin de réunir les fonds nécessaires à l’édification de la nouvelle église. La Cathédrale de la Major et Notre-Dame-de-la-Garde sont intimement liées : leurs constructions sont quasiment contemporaines, et leurs styles similaires. Marseille était alors dans une période de croissance phénoménale, sa population ayant doublé en une vingtaine d’année. Avec une telle croissance démographique, une ville a de nouveaux besoins, dont des lieux de culte.

Architecte de Notre-Dame-de-la-Garde

Les styles des deux églises sont similaires, et pour cause : Henri-Jacques Espérandieu, l’architecte de Notre-Dame-de-la-Garde était l’élève de Léon Vaudoyer, architecte de la Major. Les deux hommes sont intimement liés, et travailleront sur les deux chantiers. Deux projets avaient été retenus par les responsables de la construction du nouveau sanctuaire : un projet néo-roman et un projet néo-gothique. Le projet néo-roman, que nous avons la chance d’admirer aujourd’hui, avait été en fait présenté par Vaudoyer, qui n’avait que servi de prête-nom. En effet, Henri-Jacques Espérandieu étant jeune et protestant, Vaudoyer avait peur que son ancien élève ne puisse gagner un concours pour une église catholique. L’attribution en 1860 de la construction de l’église Saint-Baudile de Nîmes à un autre architecte que lui, pourtant d’origine nîmoise et porteur d’un très beau projet, ont malheureusement confirmé les craintes de Vaudoyer…

Henri-Jacques Espérandieu, on le connait pour Notre-Dame-de-la-Garde, mais pour bon nombre d’autres monuments célèbres de Marseille : le Palais Longchamp, le Palais des Arts, la Vierge Dorée et il est directeur des travaux à la Major. On mesure là toute l’étendue du talent de ce génial architecte, qui a façonné Marseille, lui donnant ses plus beaux joyaux architecturaux d’aujourd’hui. Alors oui, il faut bien sûr aimer le revivalisme historique à la sauce du XIXème siècle. Il est ici assez réussi, dans la continuité de ce qui a été fait pour la cathédrale de Marseille. Le style « romano-byzantin » est peut-être, sur l’impulsion de Vaudoyer et Espérandieu, ce qui caractérise le mieux Marseille : un style ouvert sur les autres pays de Méditerranée, un style neuf au goût ancien, un melting pot de cultures, tout comme la cité phocéenne.

Nul ne sait quel visage aurait Marseille aujourd’hui si Espérandieu n’était pas mort à 45 ans. La cruelle ironie de ce passionné, de ce perfectionniste, vient de sa maladie : une fluxion de poitrine, contractée dans la crypte de Notre-Dame-de-la-Garde, toujours en construction à sa mort, en 1874. A cette date, c’est Henri Révoil qui prend la suite des opérations : il termine la décoration intérieure de l’église et dessine les nouvelles portes en bronze. Cette même année, il est également en charge de terminer la Major. Henri Révoil, nous vous en avions déjà parlé : c’est lui qui restaura la cathédrale de Montpellier.

Au delà des lourdes portes de bronze, le plus beau panorama de la ville de Marseille.

Au delà des lourdes portes de bronze, le plus beau panorama de la ville de Marseille.

Construction de Notre-Dame-de-la-Garde

Quand une construction dépend de la générosité populaire, il faut s’attendre à des périodes de fluctuation. En effet, les dons n’étaient pas réguliers, et vinrent parfois à manquer, ce qui interrompait les travaux. De la première pierre, posée en 1853 par Mgr Eugène de Mazenod, à la pose des portes des dernières décorations en 1897, 44 ans se sont écoulés. Une chapelle provisoire fut construite en 1855, en attendant que la nouvelle église soit prête. Cette même chapelle sera intégrée en 1871 au fort, transformée en caserne.

A l'entrée de la crypte, deux personnes majeures pour Notre-Dame-de-la-Garde: Mgr de Mazenod et le pape de l'époque, Pie IX. Ce sont deux sculptures de Joseph Marius Ramus.

A l’entrée de la crypte, deux personnes majeures pour Notre-Dame-de-la-Garde: Mgr de Mazenod et le pape de l’époque, Pie IX. Ce sont deux sculptures de Joseph Marius Ramus.

A l'entrée de la crypte, on peut y voir une maquette de la basilique

A l’entrée de la crypte, on peut y voir une maquette de la basilique

La première messe aura lieu en 1861, dans la toute nouvelle crypte, creusée à même le rocher. Trois ans plus tard, en 1864, l’église sera consacrée. Ce n’est qu’en 1866 que le bourdon sera installé dans son clocher, puis en 1870, la statue de la Vierge sera finalement installée, donnant son aspect extérieur définitif à la Bonne-Mère. La statue est une œuvre monumentale du sculpteur Eugène-Louis Lequesne, réalisée en galvanoplastie par l’entreprise d’orfèvrerie Christofle.

En 1879, le sanctuaire accède au rang de basilique, faisant de Notre-Dame-de-la-Garde une des églises majeures de Marseille. C’est une rare distinction, surtout si l’on pense que sa fondation ne repose pas sur un miracle, ni sur un saint ou autre événement majeur légendaire. Ce n’est que la dévotion d’un prête, au XIIIème siècle, qui s’est dit qu’une église en cet endroit serait une bonne chose…

En 1879, il ne manquait plus que l’abondante décoration intérieure, d’inspiration byzantine. 6 années de travaux furent nécessaires pour poser les mosaïques de la coupole, entre 1886 et 1892. En 1897, il ne restait plus qu’à poser les mosaïques sur le tympan du portail et à installer les nouvelles portes de bronze.

Il ne faut jamais oublier que l’armée était toujours maîtresses des lieux, et parallèlement à la construction de la basilique, elle construisait aussi de son coté de nouvelles casernes, comme ce fut le cas en 1886. De ce passé militaire, nous pouvons toujours voir le pont-levis de 1879 qui mène à la crypte et au restant de la basilique : on y passe sans même s’en rendre compte, mais il est levé chaque soir, pour empêcher les opportuns de pénétrer dans l’enceinte. Il y a du bon parfois, à avoir été un fort militaire.

On distingue le pont-levis, et ses chaînes permettant de le relever chaque soir.

On distingue le pont-levis, et ses chaînes permettant de le relever chaque soir.

Dans les années 1950, années où le « progrès » ne respectait plus le passé, le fort de François Ier fut partiellement camouflé par la modernité : boutique de souvenirs, cafétéria, parking mais également une nouvelle sacristie, fort heureusement bien intégrée. L’évolution du sanctuaire s’achève avec en 2013 l’inauguration d’un musée, dédié à l’histoire de la Bonne-Mère et surtout à ses innombrables ex-voto.

L'entrée des bâtiments modernes du sanctuaire. Si vous voulez des souvenirs, c'est par ici.

L’entrée des bâtiments modernes du sanctuaire. Si vous voulez des souvenirs, c’est par ici.

A gauche, l'entrée de la nouvelle sacristie. A droite, l'ancienne vocation militaire de la colline est ici bien visible.

A gauche, l’entrée de la nouvelle sacristie. A droite, l’ancienne vocation militaire de la colline est ici bien visible.

Le funiculaire de la Garde

Le sanctuaire de la Garde étant perché tout en haut d’une colline, on a cru bon en 1889 d’y construire un funiculaire, permettant de rejoindre sans effort la basilique. Il sera inauguré en 1892, et était pratiquement devenu aussi emblématique que la basilique. Très aimé des marseillais, il sera pourtant désaffecté en 1967 puis démonté en 1974, tué par la reine automobile.

Documentaire de l’INA, de l’époque où la décision fut prise d’en finir avec le funiculaire

Notre-Dame-de-la-Garde dans le cœur des marseillais

Il est vrai que l’on peut être impressionné par la ferveur populaire envers la basilique. Il faut bien sûr savoir relativiser : tout le monde ne vas pas à Notre-Dame-de-la-Garde faire un vœu, tout comme tout le monde n’est pas forcément fan de l’Olympique de Marseille. Mais ce monument est apprécié par tout le monde, de toutes origines. Des athées ou des musulmans peuvent se retrouver dans la basilique en train d’y brûler un cierge ! La tradition est ici mêlée à la religion, et peut-être sa plus forte expression se retrouve ici dans les ex-voto, omniprésents dans la basilique.

Les ex-voto suspendus de la basilique.

Les ex-voto suspendus de la basilique.

Les cierges, face aux nombreux ex-voto. La Foi est toujours aussi vive à Marseille.

Les cierges, face aux nombreux ex-voto. La Foi est toujours aussi vive à Marseille.

Les ex-voto, donnés en remerciement d’une faveur accordée par la Vierge, sont de toutes sortes. La plupart que l’on peut aujourd’hui observer, suspendus dans la basilique, sont des bateaux, représentatifs des plus fidèles amoureux de la Bonne Mère depuis la fondation de la petite chapelle de la Garde au XIIIème siècle: les marins. La basilique est aujourd’hui le monument marseillais le plus visité de la ville, et à juste titre : nul autre ne possède un tel panorama, un tel engouement et une telle visibilité.

30 secondes du panorama sur Marseille

Photos de Notre-Dame-de-la-Garde

De nombreux ex-voto décorent la crypte

De nombreux ex-voto décorent la crypte

Comme partout, certaines personnes semblent ne pas savoir lire : c'est pourtant clairement écrit que les animaux sont interdits...

Comme partout, certaines personnes semblent ne pas savoir lire : c’est pourtant clairement écrit que les animaux sont interdits…

L'escalier donnant accès à la colline, redevenue verte après avoir servi de carrière.

L’escalier donnant accès à la colline, redevenue verte après avoir servi de carrière.

En dessous du pont-levis, une petite surprise: une chapelle où l'on vient brûler des cierges.

En dessous du pont-levis, une petite surprise: une chapelle où l’on vient brûler des cierges.

Rue Fort du sanctuaire

Rue Fort du sanctuaire

Le nouveau bois sacré de Notre-Dame-de-la-Garde

Le nouveau bois sacré de Notre-Dame-de-la-Garde

Le clocher est impressionnant. Surmonté de la grande statue de la Vierge, il culmine à 41 m, auxquels il faut ajouter les 12,5 m du piédestal de la statue de  11,2 m.

Le clocher est impressionnant. Surmonté de la grande statue de la Vierge, il culmine à 41 m, auxquels il faut ajouter les 12,5 m du piédestal de la statue de 11,2 m.

Le style romano-byzantin est bien visible, avec l'alternance de couleurs des pierres.

Le style romano-byzantin est bien visible, avec l’alternance de couleurs des pierres.

Sa silhouette se reconnait entre mille sur l'horizon marseillais.

Sa silhouette se reconnait entre mille sur l’horizon marseillais.

La basilique, vue de derrière.

La basilique, vue de derrière.

Panorama sur la ville de Marseille

Panorama sur la ville de Marseille

Extraordinaire décoration en mosaïque du plafond de la nef, composé de trois coupoles.

Extraordinaire décoration en mosaïque du plafond de la nef, composé de trois coupoles.

Les ex-voto sont partout, et prennent toutes les formes. Ici, en plus des traditionnelles plaques de marbres, des tableaux.

Les ex-voto sont partout, et prennent toutes les formes. Ici, en plus des traditionnelles plaques de marbres, des tableaux.

Chapelle Saint Pierre, et l'un des 6 autels conçus par Révoil

Une des 6 chapelles de l’église, avec l’un des autels conçus par Révoil

A gauche, chapelle Saint-Pierre, à droite, le sol de la basilique.

A gauche, chapelle Saint-Pierre, à droite, le sol de la basilique.

Grande coupole du transept.

Grande coupole du transept.

3 des 6 chapelles latérales de la basilique.

3 des 6 chapelles latérales de la basilique.

Autel de Notre-Dame-de-la-Garde

Autel de Notre-Dame-de-la-Garde

La nef. Même si la basilique est beaucoup plus grande que la chapelle, l'église est somme toute assez petite.

La nef. Même si la basilique est beaucoup plus grande que la chapelle, l’église est somme toute assez petite.

A gauche, une plaque commémorative de Thérèse de Lisieux. A droite, le clocher. On oublie pas que nous sommes dans une église catholique.

A gauche, une plaque commémorative de Thérèse de Lisieux. A droite, le clocher. On oublie pas que nous sommes dans une église catholique.

Chacune des chapelles fut décorée grâce à la générosité d'un donateur particulier.

Chacune des chapelles fut décorée grâce à la générosité d’un donateur particulier.

Petits bateaux suspendus se découpant sur les coupoles dorées de la basilique.

Petits bateaux suspendus se découpant sur les coupoles dorées de la basilique.

Notre-Dame-de-la-Garde, à la nuit tombante.

Notre-Dame-de-la-Garde, à la nuit tombante.

Infos Utiles

Localisation de la Basilique Notre-Dame-de-la-Garde


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